Dimanche 20 juin 2021

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Ce 6 avril a eu lieu, en République démocratique du Congo, la célébration du centenaire du kimbanguisme. La cérémonie s’est déroulée dans la province du Kongo Central, à Nkamba, la cité sainte des kimbanguistes, et a réuni plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Église. Le président de la République Félix Tshisekedi était présent. Avant d’inaugurer le Musée consacré à Simon Kimbangu, il a pris la parole pour célébrer la mémoire du prophète Simon Kimbangu et le rôle historique joué par celui-ci à l’époque de la colonisation. Il a annoncé qu’il s’emploierait à ce que le 6 avril devienne une journée chômée. Qu’on ne s’y trompe pourtant pas : la présence des autorités politiques ne contredit, expressément du moins, ni l’apolitisme ni le respect qu’il implique des autorités officielles. Cet apolitisme de l’institution kimbanguiste résulte d’un choix  posé au terme d’une longue période – la période coloniale – de résistance et de clandestinité, car marquée par la répression.

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Dans l’imaginaire collectif, le missionnaire est revêtu de blanc, arbore la barbe, affronte la jungle et les « sauvages ». Il appartient à un âge révolu, celui des colonies. Depuis la décolonisation et Vatican II, cette image a disparu et il n’est plus souvent question des missionnaires. C’est qu’en cinquante ans, leurs fonctions, missions et statuts se sont profondément modifiés. Ils se sont professionnalisés et ressemblent à s’y méprendre aux coopérants des ONG humanitaires. On compte aujourd’hui dans le monde 1 864 stations missionnaires avec prêtre résident et 136 572 qui n’en possèdent pas. D’une manière générale, le nombre de missionnaires laïcs est en augmentation et ils sont aujourd’hui 368 520. Peu d’études se sont intéressées à l’évolution des missions depuis les années 1950. Un colloque récent à Montréal a montré tout l’intérêt du sujet.

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